Les avions de ligne vont-ils voler en formation en V comme le font les oiseaux ?

Depuis pas mal d’années déjà l’une des principales contraintes pour les constructeurs aéronautiques est de réduire la consommation de carburant. Pour y arriver, ils ont allégé les structures, utilisé des moteurs moins gourmands, amélioré l’aérodynamique et ont fait un bon nombre d’optimisations.

Mais voilà encore une fois la nature a quelques longueurs d’avance en matière de vol. En effet, il se pourrait bien que les oiseaux migrateurs et surtout leur célèbre formation de vol nous aide à réduire encore plus le nombre de litres de kérosène consommés.

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Qu’apporte la formation de vol en V ?

Dans un vol de 25 oiseaux migrateurs, cette formation permet une réduction de la traînée aérodynamique jusqu’à 65 pour-cent et augmente leur rayon d’action de 7 pour-cent.
A priori, l’efficacité pour les avions commerciaux ne serait pas aussi intéressante, mais serait loin d’être négligeable.

Est-ce vraiment réalisable ?

Évidemment quand on parle d’aviation commerciale il faut aussi penser à la sécurité, alors forcément faire voler plusieurs gros-porteurs à quelques dizaines de mètres les uns des autres peut être perçu comme un danger non négligeable. Mais ce serait oublier un peu vite la précision des avions modernes et surtout de leurs instruments de vol. C’est grâce à ces technologies que les avions sont aujourd’hui capables d’atterrir par presque tous les temps, même sans visibilité. Donc à priori faire voler plusieurs avions côte à côte ne devrait pas être insurmontable, surtout quand on voit les prouesses des différentes patrouilles de France ou d’ailleurs comme par exemple les Blue Angels qui gardent des formations serrées même à plus de 950km/h (vitesse de croisière d’un avion de ligne). Il n’y a plus qu’à développer un capteur permettant de positionner l’avion au mieux pour profiter un maximum de l’effet d’aspiration.

Donc oui, techniquement, c’est réalisable, par contre dans la pratique comment vont se passer les rencontres en plein ciel pour faire des vols en V transocéanique ? Comment faire si un avion est en retard ? Qui va prendre la place en pointe, là ou on consomme le plus de carburant ?

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1 commentaires

  1. Article très intéressant, le risque de collision empêchera à mon avis ce type de formation avant quelques années mais l’idée est excellente. Pour la question de qui prend la pointe, j’aurais tendance à pencher pour le plus volumineux mais les turbulences risquent d’être sacrément conséquentes, on n’est pas ici sur des petits chasseurs allégés pour la voltige !
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    N.

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